Body,  Mind

Ma mue en ce printemps 2022

Cette période de renouveau et de transformation qu’incarne le printemps peut être bousculante, déstabilisante et intense émotionnellement… j’en suis l’exemple vivant !

Aujourd’hui je souhaitais te partager mon vécu et comment j’ai fait face très récemment à une période compliquée, psychologiquement et physiquement. Cet exemple démontre à quel point notre esprit et notre corps sont étroitement liés, et en quoi les maux et maladies (le « mal-a-dit ») de notre corps traduisent des messages qu’il est notre devoir de comprendre et d’intégrer afin de guérir et rebondir.

Comme tu le sais peut-être, notre tribu toute entière (mon mari et moi + nos 6 animaux, dont 4 chevaux sauvés pour lesquels nous avions créé un refuge en 2020) déménage au Portugal au mois de juin. Même si ce déménagement est un rêve de longue date qui devient réalité, le contexte familial du côté de ma belle-famille a quelque peu transformé rêve en cauchemar… et précipité la date de départ qui demeurait ouverte. Notre « déménagement de rêve » s’est rapidement transformé en « éviction forcée ».  

Inutile de dire qu’il est quelque peu stressant de devoir se construire une nouvelle vie de A à Z, d’autant plus à distance (d’un pays à un autre) et en étant gardiens de 6 autres êtres à 4 pattes qui nous sont très chers, mais qui sont également fragiles et pour lesquels les choses ne sauraient se faire dans la précipitation. Devoir partir, à une date imposée, sans savoir de quoi vivre, ni de quoi nourrir notre petite famille. J’ai connu mieux comme perspective… 😉

Mais c’est souvent lorsque nous sommes poussés dans nos retranchements que nous déployons nos pleines capacités et des ressources que nous ne soupçonnions pas à l’intérieur de nous-mêmes. Après m’être laissée tomber dans un trou noir qui semblait infini, j’ai finalement touché le fond il y a deux semaines. Ce fond, je le connaissais bien. Nous avions intimement fait connaissance au printemps de 2016 – même saison, même sensation familière d’impuissance, tétanisée par la peur de l’inconnu. Comme si on m’avait dérobé le sol sous mes pieds, sans m’en prévenir. Je me retrouvais comme bloquée, en position de victime, et en même temps profondément déçue et frustrée par ces émotions qui jaillissaient en moi.

L’espace de 24h, j’ai pour la deuxième fois de ma vie, sombré dans ce trou familier et exaspérant. Sauf que cette fois, j’ai laissé libre flux à mes émotions. Je les ai laissé me traverser sans retenue, sans me battre, sans jugement, sans effort, sans frustration. Pas très gai de passer la pause midi aux toilettes en pleurant pendant que les collègues font le premier BBQ de l’année au soleil… mais tellement libérateur ! Le soir en prenant ma douche, j’ai demandé à l’eau qui coulait sur ma peau d’emporter avec elle la tristesse, l’injustice, la douleur, la peur…

Le lendemain au réveil je me sentais différente. J’avais l’impression distincte que je n’étais plus la même en ouvrant mes yeux. Le monde dans lequel je vivais semblait lui aussi avoir changé. Ce monde qui il y a à peine 8h me semblait dur, injuste, violent… me paraissait désormais doux, accueillant, rempli d’infinies possibilités.

L’univers semblait me murmurer comme un mantra en ce printemps : « Je suis lumière, je suis amour, je suis joie ». Je me sentais rassurée, réconfortée, libérée d’un énorme fardeau, de pensées limitantes voir destructrices. Nous avions, au même moment, également fait appel à un énergéticien qui avait éliminé ce qu’il nommait des « entités parasitaires limitantes » venant de la belle-famille.

Malheureusement mon corps avait, lui aussi, sombré. Tout comme lors de mon épuisement et de ma dépression en 2016,  je sentais que mon intestin redevenait poreux. Il s’était à nouveau enflammé. A moi de soigner non seulement mon esprit, mais aussi mon corps. Voilà donc 3 semaines que je ne mange plus aucune farine : plus de pâtes, plus de pain, plus de pâtisseries. Ce qui n’est pas plus mal, car ces « 3P » ne font pas bon ménage avec l’intestin. Je n’ai déjà plus de crampes lorsque je mange et je ne suis plus ballonnée. En éliminant également le sucre, mon énergie a drastiquement augmenté.

Cerise sur le gâteau, notre chien de 11 ans (adopté à la SPA il y a deux ans) a guéri d’un accès fulgurant d’arthrose au train arrière. Celle-ci avait fait son apparition justement lors des 48h pendant lesquelles j’avais sombré. Depuis le jour où je me suis réveillée « transformée » il n’a, tout à coup, jamais plus boité. Comme quoi nos compagnons à 4 pattes, si sensibles aux énergies, perçoivent notre détresse et sont prêts à prendre sur eux pour nous soulager.

Une chose est sûre : faire le ménage (de printemps) en soi, seul ou accompagné, est vital ! Comme les animaux qui font la mue, le passage d’une saison à l’autre est un moment de passage, de transformation propice. A nous de l’aborder dans un esprit positif, malgré les giboulées annoncées dans les jours qui viennent.

Même si la météo n’est pas toujours au beau fixe, rien ne nous interdit de rêver et d’avancer malgré les intempéries. Il ne tient qu’à nous d’avoir la volonté de nous sortir des creux, de repousser nos limites, d’élargir notre perspective, de déployer nos ailes.

Vive le printemps et la découverte de nous-mêmes !

A ta Renaissance,
Ana

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